Il y a un plaisir presque dangereux à regarder un beau plan de projet. Les cases sont alignées. Les dates sont réalistes. Les responsables sont nommés. On respire. Cette fois, ça va rouler.

Puis une personne clé tombe malade. Un partenaire se retire. Le contexte politique change. Une salle n’est plus disponible. Un courriel arrive à 22 h 47. Et le projet, qui n’a jamais lu votre plan, continue sa vie.

J’ai longtemps cru que bien planifier signifiait empêcher les imprévus. Maintenant, je pense presque l’inverse : un bon plan doit permettre de bouger sans tout casser. Prévoir un plan B n’est pas du pessimisme. C’est du respect pour la réalité.

À tester absolument

  • Préparer le plan A — et nommer les deux risques qui peuvent le casser.
  • Garder une marge réelle dans le calendrier.
  • Décider d’avance ce qui peut être sacrifié sans sacrifier le résultat.

Le conseil de la coach (ironiquement)

« Ton plan doit être solide. Ton ego, flexible. »

Être parfaite. Être claire. C’est déjà beaucoup.