Il y a une phrase qui revient dans presque tous les métiers de projet. On la prononce souvent après avoir décrit quelque chose de magnifique : une campagne ambitieuse, une salle pleine, une nouvelle plateforme, trois partenaires, une vidéo, une tournée, deux langues… puis quelqu’un ajoute doucement : « par contre, on n’a pas vraiment de budget ». C’est généralement à ce moment-là que la réunion devient intéressante.

Pendant longtemps, j’ai entendu « pas de budget » comme une fin de conversation. Aujourd’hui, je l’entends plutôt comme une donnée. Ce n’est pas agréable, mais c’est une donnée. Et une donnée oblige à choisir. On ne peut plus tout faire. Alors qu’est-ce qui produit réellement l’effet recherché ? Qu’est-ce qui peut attendre ? Qu’est-ce qui peut être obtenu autrement ?

Le piège, c’est de répondre au manque d’argent en diminuant la qualité partout. Je préfère couper franchement une partie du projet et protéger ce qui reste. Un événement plus petit peut être mémorable. Une campagne maigre partout ressemble simplement à une campagne maigre.

À tester absolument

  • Écrire le résultat indispensable en une phrase.
  • Couper au moins une chose avant de chercher à réduire toutes les autres.
  • Distinguer ce qui doit être payé de ce qui peut être obtenu par partenariat.

Le conseil de la coach (ironiquement)

« Un petit budget n’interdit pas l’ambition. Il interdit surtout de ne pas choisir. »

Être parfaite. Être claire. C’est déjà beaucoup.